Comprendre les troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant

 

Depuis des années, nombres de chercheurs et scientifiques des quatre coins du monde lancent des cris d’alarme sur le nombre grandissant dangereusement d’enfants déclarant des troubles neurologiques tels que le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), tous les troubles DYS, les troubles anxieux, l’autisme et les troubles d’opposition.

Mais qui souffre de ces situations ? Les enfants eux-mêmes bien sur puisque c’est leur qualité de vie qui en est perturbée voire difficile… Mais ce sont aussi les parents qui se sentent impuissants devant les déséquilibres qui affectent leurs enfants, sans comprendre et qui subissent aussi le quotidien…

Comprendre et différencier ces troubles permet de poser un regard plus apaisé sur son enfant, de mieux saisir ses besoins et de trouver des pistes d’accompagnement adaptées. L’objectif de cet article est d’apporter des repères clairs, accessibles et nuancés, sans simplifier à l’excès une réalité qui reste complexe.

Il est important de noter que 70 % des enfants qui présentent des difficultés cognitives, verront ces difficultés persister à l’âge adulte.

 

 

Un trouble neurodéveloppemental, c’est quoi exactement ?

 

Les troubles neurodéveloppementaux correspondent à des déficits dans le développement et le fonctionnement du cerveau. Ils apparaissent généralement dès la petite enfance, même si leur identification peut se faire plus tard, notamment lors de l’entrée à l’école.

Ces différents troubles retentissent tous sur le bien-être mental, la vie familiale et la scolarité !

Ils touchent 1 personne sur 6 dans le monde avec des particularités neurologiques spécifiques et propre à chacun :

      • La motricité
      • La vision, l’audition
      • Le langage, la communication
      • L’attention et la concentration
      • Les apprentissages scolaires
      • La gestion des émotions
      • Les interactions sociales
      • La perception sensorielle

Ces troubles ne sont pas des maladies au sens classique du terme mais reflètent plutôt une manière différente de traiter l’information, de percevoir le monde et d’y réagir.

Chaque enfant concerné possède un profil unique et des troubles spécifiques. Les manifestations, l’intensité des difficultés et les capacités d’adaptation varient énormément d’un enfant à l’autre.

Aussi, deux enfants ayant des troubles peuvent être complètement différents voir même à l’opposé !

 

 

Les principaux types de troubles neurodéveloppementaux

 

 

Les troubles neurodéveloppementaux sont regroupés sous différentes catégories. Les plus connus sont souvent le TDAH, les troubles du spectre de l’autisme et les troubles “Dys”, mais il existe d’autres formes.

 

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

 

Le TDAH est l’un des troubles les plus fréquents puisqu’il concerne 6 % des enfants. Son nombre est en constante évolution, comme celui des autres troubles.

Le TDAH peut se caractériser par :

      • Des difficultés à maintenir l’attention
      • Un manque de concentration
      • Une impulsivité plus ou moins importante
      • Une hyperactivité motrice ou mentale
      • Une variabilité émotionnelle marquée
      • Une fatigabilité cognitive

Ces enfants peuvent être perçus comme distraits, turbulents ou désorganisés. Pourtant, derrière ces comportements se cache souvent un effort constant pour s’adapter à un environnement qui ne correspond pas toujours à leur fonctionnement.

Le TDAH peut également s’accompagner d’une grande créativité, d’une pensée rapide et d’une sensibilité émotionnelle intense.

 

Les troubles du spectre de l’autisme (TSA)

 

Les enfants TSA sont principalement concernés par des déficits persistants dans la communication sociale, les interactions et certains modes de fonctionnement cognitifs ou sensoriels. Le TSA touche 1 à 2 % de la population mondiale.

Les TSA peuvent décrire :

      • Des difficultés dans la compréhension des codes sociaux
      • Un besoin de routines et de repères stables
      • Des comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs
      • Une sensibilité sensorielle particulière (bruit, lumière, textures…)

Le terme “spectre” est essentiel : il souligne la diversité des profils. Certains enfants ont besoin d’un accompagnement quotidien important, tandis que d’autres développent une autonomie significative avec des aménagements adaptés.

 

Les troubles spécifiques des apprentissages “Dys”

 

Nous retrouvons ici les troubles « DYS » qui concernent 8 % de la population dans des domaines bien précis comme la lecture, l’écriture, le langage ou la coordination.

Notons notamment :

      • La dyslexie (difficultés en lecture)
      • La dysorthographie (difficultés en orthographe)
      • La dyscalculie (difficultés en mathématiques)
      • La dyspraxie : troubles de la coordination avec difficultés dans l’acquisition et l’exécution des action motrices (lenteur, maladresse, imprécision…)
      • La dysgraphie : également sujet aux troubles de la coordination des actions motrices (graphisme, dessin, habillage…)
      • La dysphasie : compréhension et expression du langage oral, troubles articulatoires (ex : bégaiement…) et le retard de parole

Evidemment, ces difficultés ne sont pas liées à un manque d’intelligence ou de motivation. Elles traduisent une organisation neurologique différente, nécessitant des stratégies pédagogiques adaptées.

 

Le Trouble de développement intellectuel

 

Il représente 1 % de la population et peut se traduire par :

      • Difficultés à s’adapter
      • Difficultés dans la vie sociale et scolaire
      • Des troubles moteurs
      • Des troubles de la communication
      • Un retard global de développement
      • Un manque d’autonomie

Ces situations demandent souvent un accompagnement pluridisciplinaire, associant différents professionnels.

 

Les tics et syndrome de Gilles de la Tourette

Ces troubles sont décrits par des tics moteurs et/ou verbaux exacerbés par le stress, l’anxiété, l’inactivité et la fatigue.

 

 

Pourquoi ces troubles sont-ils en constante augmentation ?

 

On entend souvent dire que la génétique est la cause de tous ces maux et cela sous-entend également « qu’on ne peut rien faire ! » Oui mais, il n’y a vraiment que la génétique qui impacter ces troubles ?

Eh bien, il semblerait que non ! On sait que certains gènes jouent un rôle dans le développement de certaines maladies comme l’autisme mais il est important de savoir que depuis plusieurs années, des chercheurs mondialement reconnus citent l’environnement parmi les principales causes de maux de notre siècle ! Si certains gènes ne peuvent être influés, le marquage épigénétique (science qui s’intéresse à la façon dont les gènes peuvent être modifiés) lui, peut être amélioré et corrigé.

 

Aujourd’hui, des milliers d’études s’intéressent au lien de plus en plus évident entre la santé, l’alimentation et les troubles neurologiques ou neurodéveloppementaux !

 

 

« Non seulement l’environnement à une influence sur la santé mentale et physique,
mais celui-ci peut également modifier le fonctionnement de nos gènes ! »
Institut Douglas*

 

 

Aussi, l’alimentation demeure l’une des plus importantes causes environnementales ! Celle que nous nous devons d’améliorer et de prendre conscience !

Il est facile de comparer nos différents modes d’alimentation de ces 50 dernières années : autrefois, nous mangions des produits frais, non transformés, sans additif ni conservateur ; aujourd’hui, avec la croissance de la grande distribution, c’est malheureusement tout l’inverse et produits transformés, ultra-sucrés, salés, et bourrés de conservateurs et d’additifs envahissent les rayons…

 

 

Voici l’une des principales causes de tous les maux et troubles dont nos enfants font les frais ! Mais rassurez-vous, ceci n’est pas irréversible et vous pouvez facilement revenir à une alimentation « comme avant » !

 

« Que ton aliment soit ton seul remède » Hippocrate*

 

 

Pour Hyppocrate, il ne faisait aucun doute que la santé du corps et celle de l’esprit étaient intimement liés !

 

 

Un quotidien à cent à l’heure !

 

Nous en sommes tous conscients, vivre avec un enfant neuroatypique peut être profondément enrichissant, mais aussi, vraiment exigeant voir épuisant.

C’est souvent un parcours du combattant pour les parents :

      • Des parcours de diagnostic longs ou incertains
      • Des difficultés scolaires ou sociales pour l’enfant
      • Des incompréhensions de l’entourage (famille, amis, école, collège, association sportive…)
      • Une charge mentale importante entre rendez-vous, devoirs, organisation…
      • Une fatigue émotionnelle et physique

Ce quotidien demande souvent une grande capacité d’adaptation et un mental à toute épreuve. Cependant, certains parents peuvent ressentir un sentiment d’isolement, vis-à-vis des autres parents, de l’école voire même de l’entourage proche. Il est important de se sentir soutenu et compris et de savoir qu’on n’est « pas seul » dans ce cas-là.

Je pense que tout parent d’un enfant « à troubles » s’est surement déjà sentie mis à l’écart ou incompris par d’autres… et ce sentiment entraine souvent la culpabilité.

Il est important de savoir se mettre des œillères et de ne pas prendre pour soi les remarques désobligeantes.

Il faut uniquement se focaliser sur le bien-être de son enfant et se concentrer sur les choix que nous avons !

 

 

L’importance d’une approche globale

 

L’accompagnement des troubles neurodéveloppementaux ne repose pas sur une seule solution, mais sur une approche globale et personnalisée :

      • Une modification de l’environnement et plus particulièrement de l’alimentation
      • Un suivi médical ou paramédical (orthophonie, ergothérapie, psychomotricité…)
      • Des adaptations pédagogiques
      • Un soutien psychologique
      • Des aménagements de l’environnement sensoriel
      • Une organisation du quotidien adaptée
      • Une attention particulière au sommeil et au rythme de vie

 

 

Il est également intéressant d’explorent des approches complémentaires visant à soutenir le bien-être général de l’enfant. Cela peut concerner la gestion du stress, les activités physiques, ou encore les habitudes alimentaires.

Ces démarches soutiennent les accompagnements médicaux, et peuvent s’inscrire dans une vision globale du fonctionnement de l’enfant.

 

 

Un potentiel souvent caché…

 

J’aime souvent rappeler que de nombreux enfants « à troubles » possèdent également de belles qualités et forces qu’il est important de mettre en lumière ! Ils pourront ainsi les appréhender et les développer tout au long de leur vie !

      • Une créativité remarquable
      • Une pensée originale
      • Une grande intensité émotionnelle
      • Une capacité de concentration profonde sur certains sujets
      • Une sensibilité relationnelle particulière

Il est important de valoriser les forces de nos enfants pour contribuer à soutenir leur estime, la confiance en eux mais aussi à renforcer le lien parent-enfant.

 

 

Un chemin d’accompagnement progressif

 

Comprendre les troubles neurodéveloppementaux est souvent le début d’un parcours du combattant. Ce chemin, aussi long soit-il, demande du temps, des ajustements et parfois des remises en question.

S’informer, observer, expérimenter et s’entourer sont d’autant plus importants et participent à un accompagnement serein.

Parce que mieux comprendre son enfant, c’est l’aider à trouver sa place dans le monde et l’accompagner dans un environnement meilleur !

 

 

🌿 Note personnelle

 

Avant de modifier notre mode de vie, le TDAH de notre fille était très présent au quotidien : crises fréquentes, hyperactivité importante, difficultés de concentration et grande impulsivité, malgré un suivi médical et paramédical complet et un traitement médicamenteux. Notre famille était profondément épuisée et la vie scolaire particulièrement compliquée pour elle.

Face à ce sentiment d’impuissance, nous avons progressivement exploré d’autres approches, notamment en ajustant notre alimentation. Rapidement, nous avons observé des changements encourageants dans son bien-être et dans l’équilibre familial.

Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, même si certaines fragilités peuvent encore apparaître en période de fatigue, notre quotidien est profondément transformé. Notre fille a retrouvé sa joie de vivre et profite pleinement de chaque instant !

Ce chemin nous a appris qu’il existe des clés saines et faciles à mettre en place pour améliorer la qualité de vie des enfants et de leur famille.

 

« Le médecin de l’avenir ne prescrira pas de médicaments,
mais éduquera ses patients dans la prise en charge du corps humain,
dans l’alimentation et dans l’importance de se pencher
sur les causes des maladies et dans leur prévention. »
Thomas Edison

 

 

* Hyppocrate, médecin et philosophe grec du siècle de Périclès, apprécié traditionnellement comme « Le Père de la Médecine ». Créateur du Serment d’Hyppocrate, considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale.

* Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas – Epigénétique : Quand l’environnement modifie les gènes. [http://www.douglas.qc.ca/info/epigenetique]

* Thomas Edison, inventeur et scientifique américain (1847-1931)

 

 

 

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