Lien intestin-cerveau : une relation étroite au cœur de notre santé

Lien intestin-cerveau : une relation étroite

L’intestin, notre deuxième cerveau ?

 

On entend de plus en plus souvent dire que l’intestin est notre deuxième cerveau, voir notre premier et qu’il existe une relation serrée entre eux… Oui, mais laquelle ?

Je vais essayer de vous expliquer le plus clairement possible le lien étroit qui relie le cerveau, aux intestins et donc à l’alimentation.

Saviez-vous que nos intestins abritent environ 500 millions de neurones qui sont constamment en communication avec notre cerveau ? Et saviez-vous qu’on estime entre 50 et 100 000 espèces de bactéries différentes logées dans nos intestins ? Ces bactéries sont très importantes puisqu’elles nous permettent de digérer nos aliments, d’assimiler les vitamines et nutriments et qu’elles ont également un rôle puissant sur notre système immunitaire !

 

La science, preuves à l’appui !

 

Aujourd’hui, bon nombre de scientifiques affirment et reconnaissent que notre environnement et plus particulièrement notre alimentation exerce une influence, positive ou négative, sur notre corps ! Et que le fonctionnement de notre organisme dépend de notre santé intestinale !

Jadis, Hypocrate*, grand médecin dont la renommée n’est plus à faire, conseillait déjà qu’avant de prendre un traitement, il fallait regarder dans notre assiette!

 

« Que ton alimentation soit ta première médecine  » Hyppocrate*

 

D’après vous, que se passe t-il si nous mettons du gasoil dans notre réservoir de voiture à la place de l’essence…? Elle ne fonctionne plus ! Et bien, il en va de même pour notre corps ! Si nous ingérons des ingrédients néfastes, des toxines…, notre corps dysfonctionne, ralentit, déclare des maladies et/ou les aggrave !

Plusieurs recherches ont été faites, principalement au Canada et au Etats-Unis par des Docteurs et des Chercheurs, aujourd’hui reconnus, qui ont démontré grâce à des études scientifiques sérieuses, que les maladies inflammatoires, auto-immunes et affections neuronales (TDAH, autisme, troubles d’apprentissage, dyslexie, dyspraxie, troubles anxieux…) pouvaient être inversées grâce à une alimentation saine et anti-inflammatoire !

 

De l’intestin…au cerveau !

 

 

 

L’hyperperméabilité intestinale

 

Quand un intestin est en bonne santé, on dit qu’il est imperméable ! C’est à dire que si une substance toxique se retrouve dans l’intestin après avoir été ingérée, celle-ci reste bloquée dans l’intestin et ne peut s’échapper dans le corps. Elle sera ensuite évacuée par les voies naturelles sans causer de tort au corps.

Malheureusement, à force d’être confrontés à des éléments perturbateurs (aliments inflammatoires, substances toxiques…) les intestins deviennent poreux et inflammés et donc hyperperméable.  La substance toxique (ingérée ou fabriquée par les mauvaises bactéries logées dans l’intestin) réussit alors à passer à travers les pores intestinales et va agir directement sur le cerveau et le perturber grandement.

 

L’intestin, siège des neurotransmetteurs

 

Saviez-vous que l’intestin est le siège de la production d’un bon nombre d’hormones et d’environ 95 % des neurotransmetteurs comme la noradrénaline et la sérotonine ? Ces dernières influent directement sur nos émotions et nos humeurs !

Au regard de très nombreux scientifiques, notre cerveau serait en constance communication avec les neurones de nos intestins et ces derniers auraient la capacité d’agir directement sur le cerveau et d’engendrer toutes sortes de dérèglements : sommeil perturbé, déficit de l’attention, crises émotionnelles (colère, pleurs…), troubles du langage et de la coordination,…

 

L’importance des « bonnes » bactéries

 

 

Comme nous l’avons vu, notre intestin est peuplé de bactéries mais lorsqu’il est inflammé, la prolifération des « mauvaises » bactéries le rend poreux et engendre tout un tas de problèmes…

A contrario, l’absence de certaines « bonnes » bactéries peut également être néfastes pour le corps et engendrer des troubles neurologiques ou neurodéveloppementaux, des malaises et mêmes des maladies…

De là, résulte toute l’importance de peupler notre intestin de « bonnes » bactéries !

 

« Notre santé dépend de notre intestin  »  André Marette*

 

– « Peu de temps après le début de notre changement de vie, j’ai pris conseil auprès d’une naturopathe qualifiée pour « rétablir » les intestins de notre fille. Il fallait repartir sur de bonnes bases ! En communion, nous avons entrepris de soigner  l’hyperperméabilité intestinale pendant plusieurs mois grâce à des compléments alimentaires puis de repeupler ses intestins de bonnes bactéries au moyen de probiotiques. N’hésitez pas à vous rapprocher d’une naturopathe qualifiée pour vous conseiller ! »

 

Fragilisé, dès la naissance…

 

Pourquoi certains sont-ils plus touchés que d’autres par les maladies et les troubles divers (TDAH, autisme, troubles neurodéveloppementaux…) ? Est-ce dû au hasard ?

Et bien pas du tout ! Il semblerait que cela soit dû à un intestin fragilisé… et ce dès la naissance ! A quoi divers désagréments viennent s’ajouter comme par exemple un accouchement par césarienne, des otites et autres infections de toutes sortes durant la première année de vie, des hospitalisations, des traitements médicamenteux, des doses répétées d’antibiotiques, une alimentation transformée ou carencée… Tous ces méfaits peuvent faire tomber une personne qu’elle soit adulte ou enfant dans la maladie ou dans un trouble neurodéveloppemental (TDAH, troubles Dys, autisme,…)

 

L’alimentation, au cœur du problème…

 

Regardez… nous voyions souvent nos ainés de 70-80 voir 90 ans avec une santé de fer !! En effet, leur génération était beaucoup moins sujette aux maladies, aux troubles neurologiques et neurodéveloppementaux… Aujourd’hui, on entend souvent dire qu’il y a de plus en plus d’enfants qui ont des troubles (TDAH, autisme, troubles dys…), et qu’il y a de plus en plus de demandes d’AESH à l’école…. mais ce n’est pas normal ! Et pourquoi ?

L’environnement en est la cause et principalement notre alimentation !

Avez-vous déjà questionné vos ainés sur leurs habitudes alimentaires quand ils étaient jeunes ? Et oui, ils mangeaient des produits frais, non transformés et exempt de produits chimiques (pesticides, additifs, conservateurs…). Malheureusement, c’est tout le contraire de ce que nous propose les grandes industries aujourd’hui… avec des produits sous vides, ultra-transformés et bourrés de conservateurs !

Mais alors, peut-on inverser la tendance ?  Bien sur ! En essayant au maximum de revenir vers une alimentation « comme autrefois » !

 

« Laisse ta nourriture être ton remède et ton remède ta nourriture  »  Hyppocrate

 

Pour cela, il est important de privilégier les produits frais qui n’ont subit aucune transformation, sans produit chimique (pesticides, OGM, additifs, colorants alimentaires, hormone de croissance, conservateurs…). Voilà la base !

Ensuite, il est également important de  supprimer tous les aliments inflammatoires, qui irritent et agressent les intestins, le système nerveux et le système immunitaire : le gluten, les produits laitiers et le sucre (surtout raffiné) !

 

– « Quand nous avons commencé notre changement d’alimentation, nos familles ne comprenaient pas… Nous avons eu des remarques du genre : « Nous vous avons toujours bien nourrit ! » ou « On mange du pain et on boit du lait depuis la nuit des temps ! »…. 

Et c’est vrai ! Mais autrefois, le pain ne comprenait pas autant de gluten et celui-ci a été modifié de si nombreuses fois pour répondre à l’exigence de la pâtisserie ! En ce qui concerne les produits laitiers, on en consomme depuis 10 000 ans à peine et à l’époque en très petite quantité, non stérilisés, il n’y avait pas de yaourt ou dérivés. Et les mamans allaitaient leurs bébés.

Mais, après quelques mois, et après les premiers changements de comportements chez notre fille, tous se sont impliqués, nous ont aidés et nous encourageaient à continuer sur cette voie ! 

Aujourd’hui, les bienfaits sont surprenants ! Et pour toute la famille ! Comportement, gestion des émotions (colères…), hyperactivité, attention, concentration, transit digestif, motricité et motricité fine, éveil, interaction, lien social… les progrès on été importants dans tous les domaines !

 

 

Quelques mots personnels pour finir…

 

 

Sur ma petite histoire personnelle…

 

Depuis mes 13 ans, j’étais une grande allergiques aux pollens , je prenais des antihistaminiques chaque printemps, que je ne pouvais pas arrêter, aux risques d’aggraver mes symptômes déjà difficiles à supporter (maux de tête permanents, nez bouché, difficultés respiratoires…). Ces 10 dernières années, mes allergies s’accentuaient et je devais me médicamenter au printemps, jusque fin juin et de nouveau à l’automne. Cet état était très fatiguant physiquement pour mon corps et pour moi…  Je me rappelle encore cette période !

Puis, nous avons commencé notre changement alimentaire un début novembre et quelle ne fut pas ma surprise quand commença le printemps et qu’aucun symptôme n’arriva !! Je n’y croyais pas ! Plus rien, ni de maux de tête, ni de difficulté à respirer !

Aujourd’hui, ça fait exactement 5 ans et demi et je n’ai jamais repris un seul antihistaminique ! Une délivrance pour moi et j’apprécie (enfin) de nouveau le printemps et l’automne sans modération ! »

 

 

Notes

* Hyppocrate, médecin et philosophe grec du siècle de Périclès, apprécié traditionnellement comme « Le Père de la Médecine ». Créateur du Serment d’Hyppocrate, considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale.

* André MARETTE, professeur titulaire du Département de médecine et directeur scientifique de l’institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels et chercheur au Centre de recherche de l’institut universitaire au Quebec.

 

 

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