Les moments les plus difficiles avant le changement alimentaire

 

Une maman et sa fille sur le chemin de la vie

 

Dans cet article, je souhaitais vous raconter plus précisément le quotidien que nous vivions et vous expliquer au mieux nos difficultés face au TDAH de notre fille.

 

 

Un commencement difficile

 

Tout commença lorsque notre fille qui avait 3 ans à l‘époque, entra en classe de Petite-section à l’école maternelle. Peu de temps après sa rentrée, la maîtresse commença à nous interpeller sur le comportement de notre fille qui faisait des colères en classe.

A l’époque, nous avions été très surpris car nous ne retrouvions pas ce comportement à la maison, ni à la crèche, ni chez les grands-parents. Evidemment, la maîtresse ne semblait pas nous croire et nous commencions à passer pour des parents laxistes.

« Je tiens à préciser que nous avons toujours élevés nos filles dans le respect des autres, à l’écoute mais aussi avec des règles bien définies à la maison. Les écrans étaient autorisés 20 minutes une fois par semaine, par exemple… »

Au fil du temps, ces interpellations à la sortie des classes sont devenues de plus en plus fréquentes ! Et en plus des colères, c’est ajouté une activité un peu trop débordante et des difficultés à rester sur un atelier… C’est ainsi que commença le « calvaire » de notre fille, qui se retrouvait souvent punie, assise dans un coin et mise à l’écart du groupe.

Du fait de ses problèmes de santé depuis sa naissance, notre fille était beaucoup suivie sur le plan médical. Cependant, il était trop tôt pour faire des examens complémentaires et détecter un éventuel trouble (TDAH par exemple).

Petit à petit, nous avons commencé à discerner ces différents troubles également chez nous et dans notre quotidien ! Ainsi, nous avons commencions à mieux comprendre ce que la maîtresse nous expliquait et ce qu’elle gérait en classe.

 

 

Une atmosphère oppressante en classe

 

Bien qu’ayant un lourd suivi médical, c’est dans une atmosphère pesante et stressante, que notre fille fit sa petite et moyenne section à l’école.

Entre-temps, des examens ont été réalisés auprès d’une neuropsychologue de l’hôpital et le diagnostic ne tarda pas à tomber : TDA avec hyperactivité, détecté précocement puisque déjà important pour une enfant de 4 ans et demi.

 

 

 

 

Le TDAH au milieu de nos vies

 

Assez rapidement, pour son entrée en grande section, une AESH (accompagnante d’élèves en situation de handicap) et un traitement par Méthylphénidate furent instaurés !

Malheureusement, les traits du TDAH étaient plus que présents et évoluaient évidemment avec le temps :

      • Des crises (colère) très régulières (plusieurs fois par jour), la moindre frustration était sujet à une colère, d’autant plus en classe.
      • Une hyperactivité importante, il était impossible à notre fille de rester sur sa chaise plus de 5-6 min, que ce soit en classe ou lors des repas
      • Une impulsivité incontrôlée envers ses camarades
      • Une attention et une concentration très peu présente, le travail en classe et les devoirs devenaient très compliqués. Il lui était impossible de garder l’attention sur un exercice plus de quelques minutes.

 

 

 

Un suivi complet dès sa naissance…

 

Comme souligné précédemment, nous accordions beaucoup d’importance à donner à notre fille le meilleur suivi possible ! Dans cette continuité, nous avions déjà un accompagnement médical complet en place (neuropédiatre, pédopsychiatre, neuropsychologue, neurochirurgien) et paramédical (orthophonie, ergothérapie, psychomotricité, kinésithérapie).

 

 

Méthylphénidate, encore et toujours !

 

Dans les deux années qui suivirent, les doses de Méthylphénidate ont été augmentées progressivement au fil de sa croissance, le TDAH évoluant lui aussi ! En un mot, nous avions alors une enfant surexcitée et compliquée à gérer le matin (avant de prendre son traitement) et le soir à partir de 15h30 (quand il ne faisait plus effet) !

Mais il est vrai que notre fille était un peu plus calme la journée sans que le traitement ne soit un miracle… Manque de concentration et d’attention, impulsivité et colères étaient toujours au rendez-vous mais dans une mesure plus gérable.

En parallèle et sur les conseils des médecins, notre rythme de vie était très cadré (surtout mis en place pour ses épilepsies), avec un coucher le soir à 20h, des écrans tolérés exceptionnellement (20 min une fois par semaine), une alimentation équilibrée (que nous pensions idéale mais qui ne l’était pas en réalité).

 

 

Un TDAH encore plus poussé…

 

Cependant, quelques temps plus tard, malgré toutes ses routines mises en place, la situation s’accentua et le TDAH s’amplifia soudain ! Les doses de Méthylphénidate ne pouvaient plus être augmentées puisque le seuil par rapport à son poids était atteint. Nous avions alors l’impression d’être dans un impasse, dans un cercle vicieux dont nous ne voyions pas la sortie…

 

 

 

Epuisement parental…

 

Mon mari et moi, étions souvent à bout, fatigués, épuisés… Chaque instant avec notre fille était source de colère, de cris, de pleurs

Je me souviens encore être interpelée par le maître à chaque sortie d’école, devant tous les autres parents… Cette situation était aussi très difficile à gérer émotionnellement. Nous étions épuisés mentalement et physiquement (notre fille faisait à cette période des insomnies de 2 à 3h par nuit).

En résumé, le TDAH nous gâchait chaque instant de notre vie de famille et chaque instant de la vie de ma fille, que ce soit à l’école, au sport ou ailleurs !

 

 

Puis, c’est l’effet boule de neige…

 

Ainsi, notre fille étant très difficile à gérer au quotidien, plus personne ne voulait la garder – même les grands-parents ne se sentaient plus capable de la prendre chez eux. Elle n’était jamais invitée aux anniversaires des copains de la classe et en souffrait… Aussi, je ne pouvais plus la mettre au bus scolaire le matin et le soir compte tenu de son comportement.

De mémoire, nous étions proche de toucher le fond ou bien nous ne devions pas en être loin… Ainsi, notre quotidien, très difficile, était ponctué par :

      • La santé très fragilisée et non stabilisée de notre fille (beaucoup d’angoisse et de stress)
      • De nombreux rendez-vous médicaux et paramédicaux (entre 4 et 5 par semaine et la moitié à l’hôpital à 50 min de chez nous)
      • Des interpellations et des remarques désobligeantes sur le comportement et l’éducation de notre fille à l’école
      • Une grande fatigabilité mentale (angoisse, stress, énervement, pleurs…)
      • Une fatigabilité physique extrême (manque de sommeil dû aux insomnies qui ont durées 5 ans et demi)
      • Un sentiment de « solitude » et d’incompréhension (plus personne ne voulait garder notre fille au moment où on en aurait eu le plus besoin)
      • Une grande culpabilité

 

« Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans notre histoire, ou peut-être la vôtre sera-t-elle différente mais tout aussi compliquée… »

 

 

Enfin !  Un espoir à l’horizon !

 

Puis, à force de me sentir impuissante devant cette situation gangrénante, je me suis mise à faire maintes et maintes recherches, à écouter des conférences, à lire des articles ; principalement au Canada et au Quebec où les recherches sont en avance par rapport à la France.

 

Je vous laisse découvrir mon article plus détaillé sur le sujet : https://soigner-nos-troubles.com/les-lignes-invisibles-qui-ont-ecrit-ma-vie/

 

C’est ainsi que nous avons commencé un nouveau mode d’alimentation, basé sur une alimentation anti-inflammatoire ! Qui en très peu de temps a commencé à nous donner les premiers changements positifs !

Vous n’imaginez pas l’espoir que nous avons eu ! Nous nous sommes accrochés à cet espoir et nous avons persévérer sans jamais nous arrêter !

 

 

Aujourd’hui, ces douloureux souvenirs sont loin derrière nous !

 

 

 

 

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